France : ‘cherche dirigeants compétents et consciencieux’
09
déc
Les cinq années de présidence Sarkozy ont suscité tant de dégoût et de rancœur que beaucoup ont espéré dans l’arrivée de la gauche caviar. Le bilan des quelques mois de présidence de F. Hollande, celui que Jacques Attali compare à Louis XVI, est une catastrophe. La France continue de s’enfoncer et les autres pays ne font pas vraiment mieux. Les Etats-Unis par exemple, confirment l’issue du débat électoral de la dernière présidentielle : il n’y a pas eu de débats de fond et par conséquent aucune amélioration n’est à attendre. Les politiciens sont soucieux de préserver la vitrine, de faire les courbettes aux banquiers qui font LE MARCHE, mais il n’y aura aucune politique ambitieuse, rien ! Hollande demande du temps, Obama… idem.
Angela Merkel, elle, est confrontée à de prochaines élections en automne 2013. Que revendique t-elle ? De l’austérité. Le moyen de relancer l’économie ? Garder l’euro et poursuivre l’austérité. Avec son ministre des Finances, ils ont un même refrain : l’examen des budgets nationaux et la mise en place de structures supranationales capables de brider les directions fiscales des Etats.
Pendant ce temps, le chômage explose, surtout chez les jeunes. Pauvre jeunesse sacrifiée par le principe de la financiarisation à tout va de l’économie. Au-delà de l’économie, ce qui se prépare au Moyen-Orient est terrifiant. Nous y consacrerons un nouveau numéro de LIESI car il y a une logique de blocs et l’intelligence qui se joue des acteurs dominants est bien celle qui terrifiait ce visionnaire du devenir de l’Ouest qu’était Alexandre Soljenitsyne.
Le système politique classique glisse vers le déni de réalité : l’UMP implose et le PS est secoué de scandales où l’on voit que ceux qui critiquent le ‘bizness’, ces prétendus moralisateurs haineux d’autrui, qui se prétendent porteurs d’une certaine morale, n’ont aucune leçon à donner aux autres car l’examen de conscience sur leurs actions privées devrait les rendre plus que confus. On apprend ainsi que des socialistes ont pu avoir des comptes en Suisse. Et si c’était l’arbre qui cache la forêt ? Au delà des scandales il y a les haines dissimulées.
Les haines recuites ne sont pas une exclusivité de l’UMP
« Cela fait six mois que je bosse sur ce dossier. En trois jours, Ayrault a tout salopé. » Comme tout un chacun, Montebourg a appris, en regardant le Premier ministre à la télévision, le contenu de l’accord signé le 30 novembre entre le gouvernement et ArcelorMittal. Furieux et vexé de ne même pas avoir été cité par Ayrault, à l’inverse de Moscovici, le ministre du Redressement productif a laissé ses collaborateurs en plan et s’est réfugié dans ses appartements.Le lendemain matin, il se pointe à l’Elysée, l’air tragique : « J’ai été désavoué, donc je démissionne. »
En fait, selon Libé (3/12), qui a confessé Monteboug, celui-ci a mis son portefeuille dans la balance : « J’ai dit au président de la République que si rien n’était fait avant ce soir pour réparer les dégâts sur cette question de nationalisation, je ne resterais pas au gouvernement…«
Finalement, comme on sait, il restera. En sortant du bureau présidentiel, le ministre du Redressement productif s’arrête dans le bureau d’Aquilino Morelle, conseiller politique de l’Elysée. En présence d’Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de l’Elysée, il téléphone à Ayrault. Les deux hommes s’invectivent. Il y a longtemps que ces deux là se détestent, depuis 2007 au moins, et cette affaire de Florange agit comme un révélateur.
Source : http://resistanceinventerre.wordpress.com/2012/12/06/a-quoi-sert-montebourg/
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