mardi 11 décembre 2012

Le Point.fr - Publié le - Modifié le

Les retraités agricoles expéditeurs des lettres à François Hollande ont été entendus par la justice. Mais l'Élysée dément avoir porté plainte.

L'Élysée dément sur son site avoir porté plainte contre les agriculteurs retraités. L'Élysée dément sur son site avoir porté plainte contre les agriculteurs retraités. © Philippe Blanchot / AFP
Le parquet de Laon a commencé lundi à entendre plusieurs anciens exploitants agricoles, qui ont envoyé mi-novembre des lettres contenant des miettes de pain à François Hollande pour protester contre leur maigre retraite. Le parquet de Laon a expliqué à l'AFP qu'il agissait à la demande du parquet de Paris, auquel il transmettra les auditions réalisées au commissariat de Laon. Les courriers contenant des miettes avaient été reçus le 12 novembre par l'Élysée et la semaine précédente par Matignon, selon une source judiciaire. Pourtant, interrogée par l'AFP, l'Élysée a affirmé n'avoir jamais porté plainte. Et se fend mardi matin d'un démenti officiel sur son site.
Sauf qu'Henri Carton, le président des Anciens exploitants de l'Aisne, a bel et bien été auditionné pendant environ 1 heure 30 lundi matin au commissariat de Laon. Joint par l'AFP, Henri Carton a dit avoir reçu il y a deux semaines la visite de policiers, qui selon lui appartenaient aux "renseignements généraux", munis d'un document où étaient surlignés les mots "outrage au chef de l'État". M. Carton avait été prévenu par téléphone de cette visite quelques jours à l'avance.

"Pas mal trouvé"

"On cherche encore où est l'outrage. L'outrage, c'est d'avoir mis des miettes, mais il n'y a pas de termes offensants dans le courrier", a expliqué Henri Carton, précisant que son audition au commissariat s'est déroulée "dans un très bon climat".
Pendant la campagne présidentielle, l'association de Henri Carton avait adressé une pétition comptant 100 000 signatures à chacun des candidats. François Hollande avait répondu de manière assez précise, selon l'ancien exploitant. L'agriculteur a ensuite voulu se "rappeler au bon souvenir" du candidat devenu président. "On a eu l'idée d'envoyer son courrier, où chacun mettait son nom, son adresse, son âge, ses années d'exploitation et le montant de sa retraite. On a mis des miettes, avec le slogan Ne laissez pas que des miettes aux anciens exploitants'. C'était pas mal trouvé", a raconté Henri Carton. Selon lui, environ 500 lettres ont été envoyées dans le cadre de cette initiative, limitée aux adhérents du département de l'Aisne.
Les anciens exploitants en France réclament une retraite à 75 % du smic, un taux qui n'est actuellement pas appliqué, selon Henri Carton. En moyenne, un exploitant agricole retraité touche environ 770 euros par mois, a-t-il expliqué. Les exploitants demandent aussi la retraite complémentaire pour les épouses de retraités actuels.


Dans mes souvenirs aucun présidents n'avaient fait cela .

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